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Dimanche 9 mars 2008


Voici mon oeuvre!

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Pour permettre à tous de tenter de m'imiter, je vous livre la meilleure recette du moment, le Manhattan Cheesecake!

Il existe de multiples variantes du cheesecake, préparé de manière différente selon son origine.

Dès l’antiquité on mangeait du cheesecake, qui ne portait pas encore son nom actuel, bien sûr.  Caton l’Ancien lui-même a transcrit sa recette dans son De Agricultura !

Le cheesecake américain est à base de cream cheese, qui n’est pas autre chose que notre Saint-Morêt à la française, donc il est tout à fait possible d’en trouver les ingrédients principaux en France.

C’est un gâteau délicieux, pas vraiment léger, mais vraiment délicieux. Il est facile à faire, mais il faut le préparer à l'avance, comme il doit rester au moins 8 heures au réfrigérateur.

D'abord, il faut se munir des bons outils: 

- un moule haut, avec un fond amovible, de 20 cm de diamètre, pas plus, de ce genre-là.

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- Un robot mixeur, ou appareil à smoothie. C’est pour mixer le fromage, avec des œufs et du sucre : peut-être qu’un fouet électrique suffit. Je ferai l’expérience prochainement, et pourrai alors vous confirmer la chose.


Ingrédients :

        6 cuillers à soupe de beurre
200g de « digestive biscuits », réduits en miette. Ce sont des sablés de base. Des petits beurres feraient certainement l’affaire.
Huile de tournesol, pour brosser le moule
400g de Saint-Morêt
2 gros œufs
140g de sucre en poudre
1 ½  petite cuiller d’essence de vanille
450 ml de crème « sûre » ou aigre : je ne sais pas si on peut la trouver dans le commerce en France. On peut en faire en mélangeant de la crème épaisse avec un yaourt nature.

 

Nappage aux myrtilles :

        55g de sucre en poudre
4 cuillers à soupe d’eau
200g de myrtilles fraîches (ou de n’importe quel autre fruit rouge, frais ou surgelé d’ailleurs)
1 petite cuiller de maïzena

 

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1 Faire fondre le beurre à feu doux. Verser sur les biscuits émiettés, et verser ensuite le tout dans le moule brossé d’huile. Lisser la surface.

Placer le fromage, les œufs, 100 g de sucre, et ½ cuiller de vanille dans un robot/ saladier, et mixer, jusqu’à obtenir une texture fluide. Verser par-dessus la couche à base de biscuits (doucement, pour ne pas faire de trou), et lisser la surface. Faire cuire dans un four préchauffé à 190°, pendant 20 minutes, jusqu’à ce que cela se solidifie. Sortir du four, et réserver pendant 20 minutes. Laisser le four en marche.

 

2 Mélanger la crème sûre avec le reste de sucre et de vanille dans un bol. Avec une cuiller, en recouvrir la surface du gâteau. Remettre au four pendant 10 minutes, laisser refroidir, et mettre au réfrigérateur pendant 8 heures, ou pendant une nuit entière.

 

3 Pour faire le nappage, placer le sucre dans une casserole, avec 2 cuillers à soupe d’eau, à feu doux, et mélanger jusqu’à ce que le sucre soit dissous. Augmenter l'intensité du feu, ajouter les myrtilles, couvrir et laisser cuire quelques minutes. Enlever du feu. Mélanger la maïzena et le reste d’eau dans un bol. Ajouter aux fruits et mélanger jusqu’à obtenir une texture lisse. Cuire jusqu’à ce que le coulis épaississe. Puis mettre au frais.

 

4 Retirer le cheesecake du frigo et démouler, une heure avant de servir. Avec une cuiller, couvrir le dessus avec le coulis de framboise. Remettre au frais.

Enfin, c'est prêt, dégustez.

 

 

Par Anne-Sophie Noel
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Dimanche 9 mars 2008

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Aujourd'hui, Isabelle, une collègue française qui vit depuis plus de 20 ans à Exeter, et son mari, m'ont fait l'honneur de m'emmener faire une ballade dans le Dartmoor, du côté de Belstone.
Un peu  plus d'une heure de marche, à l'assaut d'un  "tor", un de ces  sommets rocheux qui surmontent  certaines collines. On est à quelques kilomètres d'Exeter, et on se sent  comme à la montagne. Le climat change  de minutes en minutes,  l'air est plus vif,  la lumière plus intense.  Une terre rugueuse, presque désertique ("bear") dans certains endroits, mais féconde et généreuse dans d'autres (le "Green Dartmoor").


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Et un peu de lecture...





CHAPITRE VI
LE MANOIR DE BASKERVILLE

Sir HENRY BASKERVILLE et le docteur Mortimer furent prêts au jour dit, et nous partîmes comme prévu pour le Devonshire. M. Sherlock Holmes m'avait conduit à la gare et m'avait donné ses dernières instructions et ses suprêmes conseils.

« Je ne veux pas vous embrouiller l'esprit en vous suggérant une théorie ou quelques soupçons, Watson, m'avait-il expliqué. Je désire simplement que vous me rendiez compte des faits le plus complètement possible, et que vous me laissiez le soin d'en déduire une théorie.

- Quels genre de faits?

- Tous ceux qui vous paraîtront avoir un rapport, même indirect, avec l'affaire; spécialement les relations entre le jeune Baskerville et ses voisins, ou n'importe quel détail neuf sur la mort de Sir Charles. Ces derniers jours je me suis livré à diverses petites enquêtes; mais leurs résultats ont été, je le crains, négatifs. Une seule chose semble certaine : ce M. James Desmond, le plus proche héritier, est un gentleman âgé d'un tempérament fort doux; la persécution n'émane donc pas de lui. Je crois vraiment que nous pouvons l'éliminer de nos calculs. Reste l'entourage de Sir Henry Baskerville sur la lande.

- Ne vaudrait-il pas mieux, pour commencer, se débarrasser de ces Barrymores?

- Surtout pas! Il n'y aurait pas de faute plus grave. S'ils sont innocents, ce serait commettre une injustice cruelle; s'ils sont coupables, ce serait renoncer à établir cette culpabilité. Non, non! gardons-les sur notre liste de suspects. En outre il y a un valet au manoir, si je me souviens bien. Il y a deux fermiers sur la lande. Il y a notre ami le docteur Mortimer, que je crois parfaitement honnête, et il y a sa femme, dont nous ne savons rien. Il y a ce naturaliste Stapleton, et il y a sa soeur, dont on dit qu'elle est une jeune dame pleine d'attraits. Il y a M. Frankland, de Lafter Hall. qui est aussi un élément inconnu, et il y a encore deux ou trois autres voisins. Tels sont les gens que vous devez étudier spécialement.

- Je ferais de mon mieux.

- Vous êtes armé, je suppose?

- Oui. J'ai pensé que c'était plus sage.

- Bien sûr! Gardez votre revolver à portée jour et nuit, et ne négligez aucune précaution. »

Nos amis avaient retenu un compartiment de première classe, et ils nous attendaient sur le quai.

« Non, nous n'avons aucune nouvelle, nous répondit le docteur Mortimer. Je ne peux vous certifier qu'une chose, c'est que nous n'avons pas été suivis pendant ces deux jours. Nous ne sommes jamais sortis sans faire attention, et un suiveur n'aurait pu passer inaperçu.

- J'imagine que vous êtes demeurés constamment ensemble?

- Sauf hier après-midi. Quand je viens dans la capitale, je consacre habituellement une journée aux récréations; je suis donc allé au Muséum de la faculté de médecine.

- Et moi j'ai regardé la foule dans le Park, dit Baskerville. Mais nous n'avons eu aucun ennui.

- C'était toutefois imprudent! constata Holmes en secouant la tête d'un air sérieux. Je vous prie, Sir Henry, de ne pas vous promener seul. Si vous le faîtes il vous arrivera de graves désagréments. Avez-vous récupéré votre autre soulier?

- Non, monsieur, celui-là est parti pour toujours.

- Vraiment? Intéressant! Eh bien, messieurs, au revoir! fit-il, car le train s'ébranlait. Gardez en mémoire, Sir Henry, l'une des phrases de cette étrange légende que le docteur Mortimer nous a lu : évitez la lande pendant ces heures d'obscurité où s'exaltent les Puissances du Mal. »

Alors que le train roulait, je regardai encore le quai : la grande silhouette austère de Holmes se tenait immobile, tournée dans notre direction. Le voyage fut bref et agréable. Je fis plus ample connaissance avec mes deux compagnons et je jouai avec l'épagneul du docteur Mortimer pour me distraire. En peu de temps, le sol était devenu rougeâtre, la brique s'était transformée en granit, des vaches rouges paissaient dans des champs clôturés où l'herbe bien verte et une végétation plus luxuriante annonçaient une humidité plus grande. Le jeune Baskerville regardait avidement par la fenêtre du compartiment, et il poussa de véritables cris de joie quand il reconnut le décor familial du Devon.

« Je me suis beaucoup promené de par le monde depuis que j'ai quitté ces lieux, me dit-il. Mais jamais je n'ai vu d'endroit comparable à ceci.

- Je ne connais pas un habitant du Devonshire qui ne mette son pays natal au-dessus de tout, répondis-je.

- Cela dépend de la race autant que du pays, observa le docteur Mortimer.

Regardez notre ami : un simple coup d'oeil vous révèle la tête arrondie du Celte, à l'intérieur de laquelle bouillonnent deux qualités du Celte : l'enthousiasme et la faculté de s'attacher. La tête du pauvre Sir Charles était d'un type très rare, avec des caractéristiques mi-gaéliques, mi-iverniennes. Mais vous étiez fort jeune quand vous avez vu pour la dernière fois Baskerville Hall, n'est-ce pas?

- Quand mon père est mort j'avais une dizaine d'années, et je n'avais jamais vu le Hall, car il habitait une villa sur la côte du Sud. De là je partis directement pour l'Amérique. Tout est aussi neuf pour moi que pour le Dr Watson, et j'attends avec impatience de voir la lande.

- C'est vrai? fit le docteur Mortimer. Alors votre désir va être promptement exaucé, car voici les premiers contreforts de la lande. »

Au-delà des quadrilatères verts des champs et de la basse courbure d'une forêt, se dressait à distance une colline grise, mélancolique, dont le sommet était étrangement déchiqueté; vu de si loin, sa forme se dessinait mal; elle ressemblait au décor fantastique d'un rêve. Baskerville demeura assis sans mot dire, le regard immobilisé sur cette colline, et je devinais à son expression tout ce que représentait pour lui cette première vision d'un endroit sauvage sur lequel les hommes de son sang avaient longtemps régné et laissé des traces profondes. Assis dans le coin d'un prosaïque compartiment de chemin de fer avec son costume de tweed et son accent américain, il me donnait néanmoins, quand je scrutais son visage brun et sensible, l'impression qu'il était bien l'héritier de cette longue lignée de seigneurs à sang vif, farouche, dominateur. Dans les sourcils épais, les narines frémissantes, les grands yeux noisette, il y avait de la fierté, du courage, de la force. Si la lande devait être l'objet d'investigations difficiles et dangereuses, Sir Henry était du moins un camarade en l'honneur de qui on pouvait prendre un risque en étant sûr qu'il le partagerait crânement.

Le train s'arrêta à une petite gare, et nous descendîmes. Dehors, derrière la barrière blanche et basse, un break attelé attendait. Notre arrivée prit l'allure d'un grand événement : le chef de gare et les porteurs se disputèrent nos bagages. La campagne était paisible et douce. Mais je m'étonnai de voir près de la porte deux militaires appuyés sur leurs fusils qui nous dévisagèrent attentivement quand nous passâmes devant eux. Le cocher, petit bonhomme tout tordu au visage rude, salua Sir Henry Baskerville; quand les bagages furent chargés le break démarra et nous nous engageâmes sur une route large et blanche.

De chaque côté s'étendaient des pâturages en pente : de vieilles maisons à pignons surgissaient parmi des feuillages serrés; mais derrière cette campagne accueillante et éclairée par le soleil, courait toujours, sombre comme le ciel du soir, la longue incurvation de la lande sauvage, que coupaient seulement des collines désolées aux arêtes vives.

Le break tourna dans une route secondaire et nous grimpâmes alors, par des chemins creusés d'ornières et défoncés par des siècles de roues, vers un plateau bordé de mousse, de fougères, de ronces. Sans cesser de monter, nous franchîmes un pont étroit de pierre et nous longeâmes un petit torrent bruyant qui écumait et mugissait en descendant des rochers gris. La route et le torrent serpentaient à travers une vallée où abondaient chênes rabougris et sapins. A chaque tournant Baskerville laissait échapper une exclamation de plaisir : il dévorait des yeux le paysage et nous accablait de questions. Tout lui semblait magnifique. Par contre je ne pouvais me défendre contre la mélancolie du décor qui reflétait si bien le déclin de l'année. Les chemins étaient tapissés de feuilles jaunes qui voletaient mollement à notre passage. Le fracas des roues s'amortissait sur des tas de végétation pourrissante, tristes cadeaux de bienvenue, me sembla-t-il, de la nature à l'héritier des Baskerville!

« Hello! s'écria le docteur Mortimer. Que veut dire ceci? »

En face de nous un éperon de la lande faisait saillie; tout en haut, rigide et net comme une statue équestre, un soldat à cheval se dressait, le fusil couché en joue sur son avant-bras, il surveillait la route que nous venions d'emprunter.

« Que veut dire ceci, Perkins? » répéta le docteur Mortimer.

Notre cocher se tourna à demi sur le siège.

« Un forçat s'est évadé de Princetown, monsieur. Son évasion remonte à trois jours; les gardes surveillent toutes les routes et toutes les gares, mais ils ne l'ont pas encore aperçu. Les fermiers des environs n'aiment pas ça, monsieur, comme de juste!

- Mais je croyais que tout renseignement était récompensé par une somme de cinq livres?

- Oui, monsieur; mais la chance de gagner cinq livres compte peu à côté de celle d'avoir la gorge tranchée. C'est qu'il ne s'agit pas d'un forçat ordinaire. Cet homme-là est capable de tout.

- Qui est-ce donc?

- Selden, l'assassin de Notting Hill. »

Je me souvenais bien de l'affaire; Holmes s'y était intéressé en raison de la particulière férocité du criminel et de son incroyable bestialité. Sa commutation de peine (condamné à mort, il avait vu son châtiment ramené aux travaux forcés à perpétuité) était due au fait qu'il ne paraissait pas jouir de toutes ses facultés mentales. Notre voiture avait atteint le haut de la côte : devant nous s'étendait la lande, parsemée de pics coniques et de monts-joie en dentelles. Un vent froid balayait le plateau et nous fit frissonner. Quelque part au sein de cette désolation, le forçat évadé était tapi, caché dans un trou comme une bête sauvage, sans doute ivre de haine contre l'humanité qui l'avait rejeté au ban de la société. Image qui complétait parfaitement ce paysage dénudé, immense, glacial, sous un ciel qui s'assombrissait.

Nous avions quitté les plaines fertiles; elles étaient maintenant derrière et au-dessous de nous. Nous leur adressâmes un dernier regard : les rayons obliques du soleil bas tissaient des fils d'or et de pourpre sur le sol rouge et sur les bois touffus. Notre route à présent surplombait des pentes escarpées rousses et verdâtres, sur lesquelles des rocs gigantesques se tenaient en équilibre. De loin en loin nous passions devant une petite maison aux murs et au toit de pierre; aucune plante grimpante n'en adoucissait l'aspect farouche. Une cuvette s'arrondit devant nous; à ses flancs s'accrochaient des chênes tordus et des sapins qui avaient été courbés par la fureur des tempêtes. Deux hautes tours étroites dépassaient les arbres. Le cocher avec un geste de son fouet nous les nomma :

« Baskerville Hall. »





Par Anne-Sophie Noel
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Dimanche 2 mars 2008


Londres, de nouveau. Ma sœur m’a rejointe pour un séjour très touristique, au bon sens du terme, si cela est encore possible…En quatre jours nous avons vu une quantité d’endroits non négligeable, même si Londres recèle mille fois plus qu’on ne pourrait faire en si peu de temps.

 

Nous avons dormi dans une auberge de jeunesse bien située, au sud-ouest de Londres, à Earl’s court, en chambre double, de qualité tout à fait correcte (et en suite, ce qui veut dire ici avec salle de bain), et à prix très modéré. Avis à de futurs voyageurs !

 
Voici notre programme :
 

1er jour : direction la Tate Modern, à l’est, sur les rives de la Tamise. On le recommande vivement. On peut y passer des heures, mais nous n’avons fait qu’un étage, afin d’éviter une précoce overdose... Visites guidées en anglais gratuites assez intéressantes. Surtout, il faut grimper au dernier étage, du restaurant la vue est splendide sur toute la ville.
Non loin de la Tate : le Borough market, parfait pour un lunch dans une ambiance mi populaire, mi-bobo…On y a trouvé le meilleur cheesecake du monde !
De la Tate, on peut remonter les berges de la Tamise jusqu’à Big Ben et le Parlement. Incontournables….Toujours en marchant, nous sommes allés du côté de Westminster, Covent Garden, Chinatown, Soho. Tout cela se trouve dans le même coin, et se fait très bien à pied.

 

NB : On peut entrer dans l’abbaye de Westminster gratuitement à l’heure des offices. Aller à « Evensong », pour la chorale.

 

2e jour : Topshop ! sur Oxford Street, le magasin préféré de toutes les Anglaises. Cette rue très longue, et très busy, n’est pas très agréable, mais ses grands magasins valent le détour (à voir aussi Primark, Selfridges).
Notting Hill et Porto Bello : il n’y a pas à dire, c’est assez charmant. Pleins de petites boutiques. Peu d’antiquités de grande valeur, mais un marché sympathique. Du vintage, mais cher…comme partout à Londres.
South Kensington : un quartier assez français…Mais avec Harrods, Harvey Nich’s, et d’autres très grands enseignes anglaises. Il n’y a pas à dire, le Food Hall de Harrod’s est vraiment époustouflant.
Le quartier de South Kensington est réputé pour ses grands musées : the Albert & Victoria Museum, le musée d’histoire naturelle, le musée des sciences, et c’est là que se trouve également le Royal Albert’s Hall, le grand auditorium de musique immortalisé par le film d’Hitchcock, l’homme qui en savait trop.

 

3e jour : Puces, puces et puces ! (Fleas, fleas and fleas…)
Camden Town le matin, au nord de la ville. Assez underground, même si de plus en plus touristique.
Le midi, nous avons marché jusqu’à Primrose Hill, pas très loin de Camden, et un peu plus huppé. C’est également très joli dans ce coin-là, je vous le conseille. 
Direction l’Est l’après-midi : Brick Lane, ses innombrables restaurants (c’est là que s’est installée une assez grande communauté pakistanaise), ses boutiques vintage, et son ambiance presque berlinoise. Il y a plusieurs marchés le dimanche, très colorés et, paraît-il, cheap.
Soirée à Chinatown : le samedi soir, l’affluence est vraiment impressionnante, on aurait peut-être pu éviter…Les autres soirs, nous avons dîné dans le quartier d’Earls’ Court, très typique selon Dorothée, plus calme, et où se trouvent quelques restaurants sympathiques.





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À l'opéra, les gens mangent des petits pots de glace à l'entracte.
(Royal Opera House, à Covent Garden, absolument chic, mais des places très peu chères tout en haut, où l'on ne voit que d'un côté! ça vaut le coup, même pour un côté).










Chinatown, en pleine célébration du nouvel an chinois (année du Rat de terre!)


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Double-decker bus in Oxford Street!





















Des maisons, des couleurs!  En façade, ou sur un détail, porte rose ou cheminée bleue.





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CRIM0683.JPG        À l'est, Brick Lane. Un des quartiers en ébullition actuellement, pris d'assaut depuis quelques années par les artistes et les branchés.

























Londres, c'est aussi de charmants squares, où les jonquilles commencent à éclore.
Ici, pas très loin du British Museum, où j'ai passé ma dernière matinée londonienne.






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Osez plus: l'album de ce weekend est sur votre droite.
À paraître très bientôt : la recette du cheesecake!
See you.

Par Anne-Sophie Noel
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Dimanche 10 février 2008



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À la rentrée, j'ai vu un spectacle également typiquement britannique, au Northcott theatre, théâtre situé sur le campus, qui offre une programmation tout à fait honorable. 

Alors c'est quoi une "pantomime"? (prononcer pantomaïme)

C'est un spectacle comique, mêlant action dramatique et chansons, basé sur l'intrigue des contes les plus connus: Cendrillon, Aladdin, Peter Pan, etc... Ils ne sont donnés que pendant la période de Noël jusqu'à début janvier. Quel dommage!
La production que j'ai vue était tout à fait délirante: Cinderella passé à la moulinette de l'humour Monty Python, avec en vrac, une parodie de Grace Kelly de Mika, une scène de maquillage (des soeurs, pour le bal) virant au pugilat, avec pleins de liquides douteux généreusement balancés sur la scène (et les spectateurs), et un formidable cheval soprano! 
C'est un spectacle fondé essentiellement sur l'utilisation de personnages archétypaux (le valet, la méchante soeur, le prince, un cheval parlant joué par deux acteurs), l'interaction avec la salle (on nous demande de crier, chanter, parler), et le travestissement générique (le prince est une femme, les méchantes soeurs sont jouées des hommes). 




Voici quelques photos et un historique du genre (en anglais, mais facile...) 

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Une photo du salut, après le final qui représente le mariage du Prince et Cendrillon. Voyez le cheval! Sur sa droite, "Buttons", le valet au grand coeur...Cendrillon au centre, les deux soeurs en bouteille de champagne et gâteau tout à gauche!





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The ugly sisters!











PANTOMIME - A UNIQUE BRITISH ENTERTAINMENT

Pantomimes take place around the Christmas period and are nearly always based on well known children's stories such as Peter Pan, Aladdin, Cinderella, Sleeping Beauty etc. Pantomimes are performed not only in the best theatres in the land but also in village halls throughout Britain. Whether a lavish professional performance or a hammy local amateur dramatic production, all pantomimes are well attended.
Audience participation is a very important part of a pantomime. The audience are encouraged to boo the villain whenever he enters the stage, argue with the Dame (who is always a man) and warn the Principal Boy (who is always a girl)  when the villain is behind them by shouting out "He's behind you!".
An example of audience participation: 


Wicked Queen in the pantomime version of Snow White. "I am the fairest of them all"
Audience - "Oh no you're not!"
Queen - "Oh yes I am!"
Audience - "Oh no you're not!" 


Slapstick is another important part of a British pantomime - the throwing of custard pies, the ugly sisters (who are always played by men) falling over, lots of silly costumes including of course, the pantomime horse which is played by two people in a horses costume.
By the end of the pantomime, the villain has been defeated, true love has conquered all and everyone lives happily ever after.
So how did this curious British institution come about?
Pantomime literally means "all kinds" of "mime" (panto-mime) . It is generally acknowledged that British pantomime is modelled on the early masques of the Elizabethan and Stuart days. In the 14th century the early masques were musical, mime or spoken dramas, usually performed in grand houses although by the 17th century they were really no more than an excuse for a theme party. 
The timing of the British pantomime at Christmas and the role reversal of the lead characters (the principal boy being played by a girl and the Dame by a man) may have also evolved from the Tudor  "Feast of Fools", presided over by the Lord of Misrule. The feast was an unruly event, involving much drinking, revelry and role reversal.
The Lord of Misrule, normally a commoner with a reputation of knowing how to enjoy himself, was selected to direct the entertainment. The festival is thought to have originated from the benevolent Roman masters who allowed their servants to be the boss for a while.
 
Pantomime is British. No one else has it, and it is a marvellous and wonderful (if a little eccentric! ) British institution.
Par Anne-Sophie Noel
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Dimanche 10 février 2008


                  Avant tout, pardon pour cette si longue interruption. Mais il vient un moment, où la découverte émerveillée de la nouveauté cède le pas à un sentiment de familiarité, qui nuit à la rédaction d'un blog fondé sur le simple principe de donner à ressentir l'étrangeté d'un autre pays. On finit par ne plus la voir, mais heureusement, cette étrangeté trouve sa plus intense expression dans la langue, et si je ne peux plus la percevoir dans les paysages d'Exeter, je trouve dans la langue anglaise, chaque jour, un exotisme inépuisable. 
Par ailleurs, je consacre peut-être plus de temps au travail désormais, forcée par les circonstances (je donne deux fois de cours ce semestre) mais également parce qu'est aussi venu le temps, où l'on aspire à de plus studieuses journées. 

Enfin, je vous ai quand même dégoté quelques bizarreries britanniques!
J'aimerais vous parler aujourd'hui de la chorale de la cathédrale d'Exeter: dans la plus pure tradition anglicane, de nombreux offices religieux sont chantés, par une chorale composée d'enfants (filles ou garçons) et d'hommes (gentlemen!). 

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C'est le cas de l'office appelé "Evensong", qui comme son nom l'indique, est une cérémonie vespérale ( vers 17h30), qui fait se succéder plusieurs chants ou chansons. Il y a peu de lectures bibliques, de sermon, et de blabla dans ce genre (si je puis me permettre), mais de très beaux chants, d'époque diverse, du Moyen-âge à la renaissance anglaise ou italienne, de Haendel à Britten. 

Evensong a lieu tous les jours (sauf le mercredi), il faut donc une chorale compétente pour assurer ces services, qui ne sont pas les seuls par ailleurs. La cathédrale est donc l'hôte d'une école de chant, et croyez-moi, j'ai vu de tout petits garçons et filles! Ils sont choisis sur audition, et bénéficient d'une scolarité aménagée, qui leur permet de concilier enseignement général et musique. 




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Ils ont donc de beaux costumes rouge et blanc, et même une collerette plissée pour les garçons!
Je pense que ça doit être assez prestigieux pour les familles d'envoyer leurs enfants dans ces institutions. Chaque cathédrale, ou abbaye je crois, possède donc ainsi sa propre école en Angleterre, et la plus glorieuse est bien entendu celle de Westminster. 

À Exeter, en semaine, il y a très peu de gens qui assistent à l'office. Dans cette cathédrale gothique, à la lumière des lampes rouges qui éclairent les pupîtres des chanteurs, l'office devient un vrai spectacle, que Mallarmé, qui voulait faire du théâtre une véritable cérémonie religieuse, n'aurait certainement pas dédaigné. 
Avis aux curieux qui seraient de passage à Exeter! Voilà encore une chose qui vaut le détour.

Par Anne-Sophie Noel
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Mardi 4 décembre 2007
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Eh oui, Exeter a été nommée Université de l'année 2007 par le supplément au Times consacré aux études supérieures en Angleterre! 
Les récompenses et les festivités pleuvent de partout!
 Je cite (et souligne...):

The Award was made in recognition of the University’s efforts to create new educational opportunities in the South West in partnership with a range of other organisations. It was presented to the Vice-Chancellor Professor Steve Smith and the President of the Guild of Students Jess Dow at a glittering ceremony at the Grosvenor House Hotel in London. The ceremony was attended by 1,200 leading figures from the world of higher education. It caps an excellent year for the University which has firmly established itself as a top 20 UK higher education institution!!!.
Professor Steve Smith, the University’s Vice-Chancellor, said: ‘This is an important statement by our peers who have recognised the excellent work carried out by the University’s staff and students. It caps a fantastic year for the University. Applications and research earnings have increased dramatically and we have risen to 17th place in the UK university league tables. This Award underlines the fact that Exeter is firmly on an upward trajectory. This is a University which combines world class research with a high quality student experience.

Well....
Pour les non-anglicisants, rien que des éloges et de chaleureux auto-compliments!

Je garde le meilleur (ou le pire) pour la fin: pour célébrer ses brillants résultats, l'université couvre de présents les artisans de cette réussite, à savoir...........Les professeurs bien sûr !!!!!!!
Je vais donc recevoir à la rentrée deux bouteilles de champagne et une boîte de chocolats aux frais de la princesse! (Comment ça je n'étais pas là l'année dernière, et alors?...)

Décidément, on est gâté chez Exeter Uni Company. Ils ne sauront toutefois corrompre mon intégrité et mon sens du devoir. Quoique.

Par Anne-Sophie Noel
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Samedi 1 décembre 2007
Eh oui aujourd'hui c'était le premier décembre, en Angleterre aussi. J'ai encore vieilli un peu. 





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Les festivités ont commencé hier, avec le concert de ma chorale! On a chanté la "Petite Messe solennelle" de Rossini, dans une église d'Exeter. Un beau moment. 
J'ai couru après à un second concert: le requiem de Mozart, joué par une autre chorale, et un orchestre de l'université. J'avais oublié à quel point cette musique est puissante.
En ce moment,  il y a des concerts chaque jour ici pour célébrer l'Avent et la fin du semestre...Christmas carols, musique sacrée, musique de chambre, réjouissent les oreilles et les coeurs, avant que tous les étudiants migrent pour les longues vacances de Noël.  







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Les hommes étaient très élégants...La choral society est une des chorales de l'université, dirigée par Steve Martin, un jeune chef bourré d'humour (anglais). Sa spécificité est d'être ouverte à toute la population d'Exeter, et non pas seulement aux étudiants. 

















Aujourd'hui j'ai fait de la patinoire avec mes amis! Ou comment fêter ma maturité maintenant  bien affirmée avec un plaisir d'enfant. 








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Voyez cette maigrelette jambe droite! En espérant que cela étouffera définitivement tous les préjugés contre le régime à l'anglaise!!!:)










It was great fun.


À la maison, avec mes collocs. 


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John déguisé en lion...




Par Anne-Sophie Noel
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Samedi 1 décembre 2007


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Londres. Je n'y avais jamais été, et pourtant cette ville m'a été immédiatement familière et attachante. L'occasion de la visiter s'est présentée à moi le weekend dernier: un colloque sur les interprétations théâtrales et cinématographiques modernes du mythe de Prométhée au British Museum.

Quelques unes de mes idoles universitaires sont intervenues! Les purs esprits qu'ils étaient jusqu'alors pour moi ont pris forme dans des corps et des personnes très réelles, et plutôt excentriques...  Nous étions au chaud dans un très bel amphithéâtre du musée, régulièrement sustentés à l'aide de thé et de très bon cookies...

J'ai visité Londres le reste du temps, avec mon ami James, chez qui je séjournais. Assez peu de tourisme en fait, mais une plongée dans la vie londonienne...Enivrante. 
Temps forts du weekend: visite de Soho et Covent Garden. Concert éclairé à la bougie à l'église Saint-Martin in the Fields, à Trafalgar Square, et "evening song", c'est-à-dire office religieux agrémenté de vraie musique (Bach, Handel, chantés par un choeur d'enfants) à Westminster le dimanche.

I definitively must go again...

 

(Voir album sur la droite pour plus de photos)

Par Anne-Sophie Noel
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Vendredi 26 octobre 2007


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Bath regorge d'attraits. Un jour n'a pas suffit à les épuiser. Une des plus belles villes du sud de l'Angleterre, sans aucun doute. 










Elle abrite de luxueux thermes romains très bien conservés. 




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Cité aux opulentes eaux, comme l'indique son nom, Bath a  connu son heure de gloire au XVIIIe siècle, pendant les règnes de Georges II et III, et son architecture si remarquable date de cette époque. 



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Le Royal Crescent









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Les photos ne sont pas de moi: je ne peux dissimuler que le temps était plus automnal hier. Mais le gris d'ici  est intense et poignant. 










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Le Royal Crescent, et le Circus, place circulaire où vécut le peintre Gainsborough, venu faire les portraits des notables locaux.






























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De majestueux lieux mondains de l'époque existent toujours, tels le Pump room et les Assembly rooms. Toute la noblesse et la Gentry en villégiature aux eaux y prenaient le thé, ou s'y livraient le soir à de dispendieuses (et peut-être licencieuses) activités. On peut toujours y déguster à prix d'or l'eau de Bath, ou bien un Bath Bun Tea, du nom de la spécialité pâtissière locale. Mais les lieux en valent la peine...







Les Assembly rooms: toute l'atmosphère des bals des romans de Jane Austen s'y trouve miraculeusement préservée.

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La romancière a vécu à Bath au début du XIXe siècle, et y a situé une partie de l'action de Northanger Abbey et Persuasion


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J'ai donc suivi ses traces hier. Les souvenirs littéraires, comme ils tendent à le faire toujours, ont donné à Bath un lustre supplémentaire, une splendeur fiévreuse, lourde des tourments romanesques de ses héros de papier. 



Let's go to Bath again! Pour vous convaincre de m'accompagner, je vous gratifie de force autres photos, prises par votre attentionnée serviteur, dans l'album sur la droite de l'écran!...

Par Anne-Sophie Noel
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Mardi 23 octobre 2007

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Queen's Building au crépuscule.





C'est principalement dans ce bâtiment que nous dispensons les cours de français, et c'est là que se trouvent nos locaux. On m'a attribué un bureau dont je suis très fière! Il n'est pas qu'à moi, car je n'occupe pas une position assez importante dans l'organigramme de l'université, il ne faut pas exagérer, mais je le partage avec une autre Française, qui est déjà docteure, et qui est ici pour un projet d'édition de la correspondance de Bernardin de Saint-Pierre (Paul et Virginie)...
Cette charmante scholar porte le doux nom d'Anne-Sophie. Nous sommes donc deux. Dans le même bureau. Et à côté, il y a Sophie. Bref, il a fallu arranger cela.
Depuis plusieurs semaines déjà j'ai donc été rebaptisée. On m'appelle Justine, de mon deuxième prénom. Je ne sais pas si c'est vraiment plus simple, parce que pour certains je reste Anne-Sophie. Well...

La quatrième semaine de cours marque définitivement la fin de la période de rentrée, où les étudiants comme les professeurs se sentent portés par l'enthousiasme du renouveau...Les élèves commencent à se rendre compte qu'on attend d'eux un peu de travail. Les professeurs vont bien, et s'épanouissent dans ce climat d'émulation intellectuelle!...Euh non, ils commencent à tomber malades, de fatigue, déjà. 

Mon emploi du temps comporte officiellement trois heures de cours par semaine au premier semestre, et sept au second. Mais depuis la rentrée, j'ai fait des heures sup' au Foreign Language Centre de l'université qui manquait de profs de français. Le Français marche bien par ici! On est populaire les gars!
Je fais cours en 2e année, les plus paresseux, selon les rumeurs locales, et en 4e année au second semestre. Il est vrai que certains affichent une nonchalance confondante, tout en baragouinant un français des plus pitoyables, mais ils ne sont heureusement pas majoritaires. La plupart sont tout à fait mignons, obéissants, et intéressés! " Les Français sont très ouverts" " J'aime la culture française", et là, j'ouvre des grands yeux de merlan frit.
Le cours le plus intéressant que j'ai à faire est un cours d'oral, où l'on parle ensemble de l'actualité française, de sujets politiques et de société. Ils arrivent avec leur petite fiche sur les tests ADN, le PACs, ou la lettre de Guy (pas la dernière en fait, mais l'avant-dernière, comme je l'ai appris d'une source très proche et très fiable. la dernière est beaucoup plus drôle...). Ils sont très curieux, et ont hâte de partir en France l'année prochaine. 

Tout cela est donc très réjouissant. 
Je suis dans mon élément dans ce monde universitaire, qui, comme tout autre milieu, a sans doute des dessous plus sombres qu'il n'y paraît, mais qui répond tout à fait à mes modestes attentes de lectrice de français et de doctorante informelle (eh oui, je ne peux guère être appelée plus justement). Je me fais petit à petit une place dans les départements de Drama et de Classics, en y rencontrant des personnes intéressantes et intéressées par mon travail, et en participant aux cours.
Bref, force est de constater que je me fais bien à la vie anglaise! Tout serait parfait si l'argent ne se trouvait pas immanquablement présent partout de manière choquante à l'université.



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Dans mon bureau. Oh, mais qu'est-ce donc qui est là, trônant placidement sur la table?












Mais oui, pas de doute, c'est une infâmante portion de fish and chips!!!

 





 J'en connais qui vont faire des remarques désobligeantes sur mon régime alimentaire. Cette photo leur est spécialement destinée :) !
Sachez toutefois que ma ligne ne souffre aucunement de ce genre d'écarts, tout à fait exceptionnels, contrairement aux apparences, et que j'ai toujours besoin d'une ceinture pour faire tenir mes pantalons. Alors, foin de ces persiflages, qui ne révèlent que votre gourmande concupiscence!

Par Anne-Sophie Noel
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