Samedi 22 septembre 2007
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Exeter tient son nom de sa proximité avec la rivière Exe, enfin je suppose, mes connaissances en histoire de la langue anglaise étant proche du zéro. Sur cette première photo, vous pouvez voir
les quais de la ville, sur lesquels a été aménagé une promenade. Comme ce site se trouve à l'endroit de l'ancien port de commerce, le paysage n'est toutefois pas strikingly beautiful.
Quelques boutiques d'antiquité et salons de thé néanmoins.
Pourvu de plus de charmes, le village de Topsham se situe en aval de la rivière. Selon le guide du Routard, c'est le lieu de villégiature de la population chic d'Exeter en été. Hier, il
faisait très beau. Lumière de septembre dans les petites ruelles bordées de maisons blanches. Il y a un club de voile, et hier les bateaux étaient de sortie.
Je m'assois sur un banc dans le petit jardin du musée de la ville. J'écoute les vieilles dames parler. Je suis en vacances...avec tout ce que le mot contient de sérénité et de lâcher
prise.
Je traîne trop longtemps dans les rues, si bien que je rate l'heure du thé, qui ne souffre aucune souplesse par ici. Les salons de thé ferment à 17h, et on sert les derniers clients à
16h30. Je ne goûterai donc pas aujourd'hui à l'un de ces carrot cakes qui emplissent les vitrines de leurs formes généreuses, et font briller les yeux des passants (les miens en
tout cas).
Aujourd'hui:
En route pour Sidmouth
ou: What is good life if not taking a fifty-minute bus to
go to a drizzly little seaside resort and having a cup of tea in a cosy place, with a wonderful view of the sea?
Sidmouth est une des villes situées sur la Jurassic coast, réputée pour ses
falaises rouges, et ses chemins de randonnée qui mènent les marcheurs d'une colline à l'autre, sur le front de mer. Le temps est maussade aujourd'hui. Premier jour de l'automne. Mais cela
n'a pas entamé mon enthousiasme et mon plaisir à voir et sentir la mer. J'ai déployé ma cape de pluie! Personne n'a de cape par ici. Ils avaient l'air de trouver ça drôle.
La couleur rouge des falaises est due à l'oxydation du fer qu'elle contient, en des temps très anciens (du jurassique donc), sous l'effet d'un climat chaud et sec. Hum...J'ai du mal à le croire
cependant.
Je suis montée un peu, le long du sentier côtier. Je m'imagine en Miss Marple du XXIe siècle, dans ces paysages mystérieux, en espérant ne pas être celle que l'on pousse du haut de la
falaise!
Après avoir marché, oh, une bonne heure tout au plus, histoire de ne pas faire trop de zèle, j'ai trouvé refuge dans l'improbable Clocktower cafe. On y sert à boire et à
manger en quantité prodigieuse. Un havre inattendu, entouré de jardins à l'anglaise très soignés, contrastant avec la rudesse des falaises.
Pour admirer le merveilleux Carrot cake qui a fait les frais de mon appétit, fort aiguisé par cette promenade dans les embruns, voir la rubrique gastronomique. Il en vaut la
peine, par Déméter.
Je retourne à l'arrêt de bus par la plage. Les galets rouges crissent sous les pieds. Comme si c'était écrit sur ma tête (ou inscrit dans les plis de ma cape!) que je ne suis pas du coin, les
grands-mères m'abordent, en me demandant d'où je viens. Elles sont gentilles, comme la plupart des gens à qui j'ai eu affaire jusqu'à présent (c'est peut-être la cape).
Je rentre donc en car, en osant monter à l'étage. Ce qui n'a pas été sans me causer quelques frayeurs dans les petites rues étroites où le car s'engage maladroitement. Je suis néanmoins très
contente de ces cars: le réseau est très développé, à partir d'Exeter on peut se rendre dans plein d'endroits, non seulement dans la région (sur la côte, et dans les parcs nationaux d'Exmoor et
du Dartmoor), mais dans tout le Royaume Uni: la Cornouailles voisine, mais plus loin Londres, Brighton, Glasgow, Edinburgh. Autant de noms qui invitent au départ ma cape et moi-même.